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La procrastination

Qu’est-ce que la procrastination ?

« La procrastination (du latin pro, qui signifie « en avant » et crastinus qui signifie « du lendemain ») est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non), selon la définition donnée par Wikipedia.

Pour faire simple, c’est l’art de remettre aux calendes grecques ce que nous pourrions faire dans un avenir proche.

Mais qui est donc un adepte de la procrastination ?

La réponse est simple ;: tout le monde !

Nous procrastinons comme nous respirons. Que ce soit pour des futilités, souvent gérées inconsciemment jusqu’à des projets importants, nous sommes toujours dans ce dilemme de l’immédiat ou du report.

La procrastination est souvent abordée à travers le prisme de tâches / décisions dans le cadre du travail ou de travaux personnels / familiaux.  De nombreux écrits existent à ce sujet.
Nous avons une tendance naturelle à reporter ce qui nous ennuie, ce qui ne nous intéresse pas,  ce qui nous met en difficulté, ce qui casse notre routine, ou nous oblige à sortir de notre zone de confort, et nous déployons parfois toute une stratégie de suractivité ou d’occupation du temps pour justifier le report ou l’annulation d’un événement prévu ou planifié.
Je vais davantage m’attacher à un paramètre important de notre vie : la SANTÉ.
Dès notre plus tendre enfance, nous courrons après une denrée rare : le TEMPS. Nous sommes toujours pressés de grandir, gagner notre vie, être en vacances, en retraite, aller se coucher, finir une tâche, partir en voyage, etc.

Nous avons besoin de tout réaliser très vite, et paradoxalement, nous remettons souvent à plus tard ce que nous pourrions faire le jour même ou dans un avenir proche.
Combien de fois avons-nous pensé, dit, entendu : quand j’aurai terminé mes études .., quand j’aurai un travail …, quand je serai marié/séparé  .., quand je serai en vacances. …, quand je serai en retraite … etc.

L’événement n’arrivera peut-être jamais, ou lorsqu’il arrivera nous aurons oublié,  changé d’avis,  ou bien de nouveau on va procrastiner pour le reporter une fois de plus aux calendes grecques !

C’est ainsi que vont surgir les regrets, les remords avec parfois un sentiment de culpabilité.
Est-ce la peur du changement ? Est-ce un manque de confiance en soi ou d’estime de soi ? Est-ce la peur du jugement de l’Autre ?

Certainement un peu de tout ça.

Ce qui est sûr, c’est que personne ne peut nous empêcher d’avoir des rêves, des projets, et cela contribue à notre développement et à notre épanouissement.
Et un jour, on découvre que ces rêves, ces projets vont être difficiles voire impossible à réaliser car un paramètre jusque-là « inconnu » s’est invité : la MALADIE et/ou le HANDICAP.

Et là, tout s’arrête. On a parfois attendu toute une vie pour réaliser un achat,  un voyage,  et la Vie en décide autrement.

Il est donc important de transformer ses projets en chantiers, ses rêves en réalité, en tenant compte bien évidemment des contraintes environnementales  (finances, famille, travail, …) , car le réveil peut être amer.

On ne vit qu’une fois.  Le capital SANTÉ est inestimable et nous n’en avons pas conscience quand tout va bien, mais le jour où ça nous tombe dessus il est trop tard. Selon la typologie de la maladie, de sa gravité, il est possible que les projets,  les rêves relèvent désormais du passé.
Alors réveillez-vous.  PROFITEZ DU MOMENT PRÉSENT et RENDEZ LE PRÉSENT PARFAIT.

17 avril, 2017 à 14 h 47 min | Commentaires (0) | Permalien


Trissotin : pétant , intéressé , ridicule

Trissotin est le nom d’un des personnages des Femmes savantes (1672) de Molière. C’est le type classique du pédant prétentieux, intéressé, ridicule. Molière a voulu ridiculiser sous ce nom, équivalant à « trois fois sot », l’abbé Cotin (cf. Trév. 1752).
Il n’est certainement pas compliqué de trouver des « Trissotin » dans son entourage personnel ,  professionnel  ,  socio-culturel ,  sans oublier le monde politique où nous n’avons que l’embarras du choix , tellement ils/elles sont nombreux/nombreuses.
Je ne chercherai ni à faire l’apologie ni à critiquer telle ou telle classe politique car tous les Hommes politiques sont atteint de ce mal mystérieux : le « TRISSOTIN » . Maladie incurable qui se transmet entre eux pour laquelle la seule antidote qui existe est l’arrêt définitif de la politique au risque de récidiver  !
C’est ainsi que l’Homme politique  ,  lorsqu’il s’adresse au « bon peuple  » prend un temps fou à expliquer ou inexpliquer un sujet ou  une idée , dont il est le seul à pouvoir décrypter ce qu’il a encodé.
Petit exemple  : au lieu de dire « apprendre à nager en piscine » , notre Trissotin dira « se déplacer de façon autonome,  plus longtemps et plus vite,  dans un milieu aquatique profond standardisé » .
L’art de la maîtrise du VERBE  , de la SÉMANTIQUE donne un pouvoir extraordinaire à notre Trissotin qui en use et en abuse.
Notre Trissotin n’a nul besoin d’être compétent.  Il fait faire le travail par les autres si tant est qu’ils arrivent à mettre en application des promesses intenables. Cela fait l’objet d’un de mes autres billets intitulé « Estime de soi et compétence  »
Ainsi  ,  chaque jour nous entendons des petites phrases sympathiques ou des engagements échangées par nos chers « élites politiques » . Prenons l’exemple de la déchéance de la  (double ? ) nationalité.  Personne n’y comprend rien .  Les discours  ,  les explications changent ,  évoluent selon l’auditoire ,  le temps  ,  les enjeux  , y compris chez celui qui est à l’origine de cette idée /polémique  !!!!
Le PARLER VRAI tant revendiqué par nos élites n’est que phrasologie :  PARLER VRAI  = JE M’ÉCOUTE PARLER  = J’ENFUME .
Il serait peut être temps tout simplement de revenir à certains fondamentaux  :
Avoir le courage de dire simplement les choses. Un citoyen ,  un collaborateur  ne doit pas être infantilise.  Il est en capacité d’écouter  , de comprendre les situations même difficiles. Il appréciera d’autant plus la simplicité  ,  la sincérité  du discours.
Avoir du coeur  : On ne peut pas diriger  une Ville,  un Pays  si on n’aime pas les gens  ,  si on n’est pas altruiste.  On dirige avec la raison et également avec son coeur ,  et c’est une douce alchimie entre les deux.
Avoir des couilles  : Être responsable  , diriger  , c’est mener un certain nombre d’actions plaisantes et déplaisantes.  On ne peut pas aimer tout le monde et se faire aimer de tout le monde.  On plaît  ,  on déplaît.

Les beaux discours creux  ,  suffisants  , intéressés surtout pour réélection ou le maintien dans la fonction  ne suffisent plus  . L’HONNÊTETÉ  ,  la SINCÉRITÉ  ,  la   SIMPLICITÉ  , ça c’est du PARLER VRAI.

Alors,  nos  chers Trissotin , revoyez vos copies  ,  arrêtez de dire des conneries.  BOSSEZ  sinon  FERMEZ LÀ  et TIREZ VOUS  !!!!

16 février, 2016 à 13 h 44 min | Commentaires (0) | Permalien


Manager son chef

Qui ne rêve pas, ne se vante pas de manager son chef . « Mon chef est nul  ,  c’est moi qui sait  , qui oriente les décisions . Si j’étais à sa place  , heureusement que je suis là ,  ….etc » .

Combien de fois avons nous entendu ce genre de propos . D’ailleurs c’est quoi « un chef idéal  » ? : c’est l’Homme parfait ? Celui qui fait tout à ma  place  ? qui est   »gentil  » ? qui me laisse faire ce que je veux  ? qui rassure  ? Autant de questions , autant de réponses différentes mais toutes certainement « entendables » car nous jugeons en fonction de notre personnalité  ,  de  nos sensibilités . Ce qui est donc bien pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre .

Une chose est claire  : ON NE PEUT PAS AIMER TOUT LE MONDE ET SE FAIRE AIMER DE TOUT LE MONDE , car sinon on est vite déçu et la situation devient vite infernale . Concernant le manager ayant une estime de soi démesurée associée à une certaine incompétence , je vous renvoie à mon article   »estime de soi et compétence  » . Mais le sujet n’est pas là .

Je vais aborder cet article sous l’angle du BON SENS . Un manager est un individu , compétent ou non, qui a la responsabilité d’une ou plusieurs équipes plus ou moins importante en charge de la réalisation de tâches élémentaires  , de missions et projets spécifiques ,  avec à minima des engagements de résultats adaptés à  la typologie des activités . Il dispose de moyens financiers , humains  ,  techniques plus ou moins importants selon sa délégation .

Un collaborateur est un individu placé sous la responsabilité d’un supérieur communément dénommé  N+1 .

Selon l’organisation , la taille de la structure ,  il est lui même manager ou « simple exécutant  » au sens qu’il n’a pas d’équipes à gérer . Dans une entreprise , toutes les personnes ont un rôle important plus ou moins visible  ,  plus ou moins facile à tenir  (estime de soi , compétences ) . Un manager a une certaine vision de l’environnement et des attentes de ses collaborateurs

Un collaborateur à également sa propre vision et également des attentes vis à vis  de son N+1 . Et c’est là que ça se gâte ! Le monde merveilleux n’existe pas  et on ne peut pas aimer et se faire aimer de tout le monde . Mais on peut se faire confiance  , être à l’écoute , communiquer d’un côté comme de l’autre afin de se faciliter la vie et travailler en harmonie .

Pas simple tout ça  ….. Un individu quel que soit sa place dans l’organisation ne sait pas tout , ne voit pas tout , ne maîtrise pas tout . Cependant  , chacun à son niveau de responsabilité est censé être en maîtrise d’un certain nombre d’éléments dont il réalise lui même certaines tâches , tandis qu’il en délègue un certain nombre .

Un manager a une feuille de route , soit qu’il a écrite lui – même , soit formulée par sa hiérarchie . Un manager est un individu qui a des forces  , des faiblesses  , des talents  ,  des contre talents , des émotions  ,  des doutes  , des certitudes  , qui peut être sympathique ou antipathique . Tiens  ,  regarde toi dans la glace  : manager ou collaborateur , tu ne serais pas un peu comme  ça  ?

Donc il est important de composer avec son N+1 .

Nous allons rester constructif et positif dans ce qui va suivre , avec quelques clés :

Un Manager est responsable de ses objectifs  , de son équipe , de ses résultats. Il fixe le cap , donne les orientations. Il dirige  , accompagne , délègue ,  donne des ordres , sanctionne et récompense  . Il a un rôle politique  ,  économique  ,  social  .

Travailler en équipe nécessite un minimum d’adaptation aux contraintes et cela va dans les deux sens  :

Une notion importante dans la relation c’est la LOYAUTÉ  . Le collaborateur  ,  grâce à son expertise contribue au développement de l’activité . Il apporte des réponses techniques  , il alimente la réflexion du N+1 qui vont permettre de prendre les meilleures décisions  ,  d’arbitrer en connaissance de cause .

Clarifier les relations est important . Un collaborateur reste un collaborateur  . Il ne peut  pas  , ne doit pas se substituer à son N+1 sinon il y a un problème  !

Il est important de savoir QUI fait QUOI . Les objectifs doivent être connus  , les attentes du N-1 et du N+1 doivent être claires  et comprises . Le manager n’est pas le collaborateur de son collaborateur car il ne récupère que les   »patates chaudes » .

Fixer des limites est important . Il ne s’agit pas de s’isoler de son équipe mais la laisser s’exprimer dans ce qui est admis .

Le Manager est tantôt joyeux  , coléreux  , apeuré  , triste  . Et alors  ? Ça n’arrive pas qu’aux autres .

Savoir manager son chef  ,  ce n’est ni décider à sa place  ,  ni le dénigrer . C’est déjà le respecter  , être à son Écoute  , être là au bon moment sans s’imposer mais être efficace dans les contenus et les délais de restitution des travaux  . C’est travailler intelligemment et en confiance en n’oubliant jamais une chose  : LE N+1 est le  N+1 .

Et vous  quel type de N-1 et / ou de N+1  êtes vous ?

Bonne réflexion

Gilbert

g.rialland@orange.fr

Tél  : 0670158525

 

8 janvier, 2016 à 11 h 59 min | Commentaires (0) | Permalien


estime de soi et compétence

Il était une fois …. un monde de bisounours dans lequel tout allait dans le meilleur des mondes : Une entreprise sans souci avec de forts potentiels compétents à tous les postes, un état d’esprit sans nuages, pas de guerre de pouvoir,  un bien être permanent, pas de guerres intestines, d’animosités, de compromissions, …

Mais revenons sur terre. Une entreprise est en général en état de guerre : il faut être le meilleur, toujours, partout. Souvent le PARAITRE prend l’ascendant sur l’ ÊTRE.  Ainsi trois paramètres dirigent nos actes : L’estime de soi,  la compétence, le pouvoir.

L’estime de soi est, dans la psychologie, un terme désignant le jugement ou l’évaluation faite d’un individu en rapport à sa propre valeur. Lorsqu’un individu accomplit une chose qu’il pense valable, celui-ci ressent une valorisation et lorsqu’il évalue ses actions comme étant en opposition à ses valeurs, il réagit en « baissant dans son estime ». Telle est la définition donnée dans Wikipedia.

Le principe de Peter, également appelé « syndrome de la promotion Focus », est une loi empirique relative aux organisations hiérarchiques proposée par Laurence J. Peter et Raymond Hull dans l’ouvrage Le Principe de Peter (1970)[1].

Selon ce principe, « dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence » ,avec pour corollaire que : « Avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité. »

Quant à la compétence,, il s’agit des capacités d’un individu à exercer une fonction ou réaliser une tache

Le graal , bien évidemment est d’avoir en permanence une forte estime de soi associée à une promotion liée à une reconnaissance des compétences .

Et c’est là que la machine se grippe  !

Mais commençons par le début . Tout individu est à priori compétent pour tenir le poste qu’il occupe . Je rappelle qu’il existe (de façon simplifiée) trois niveaux de hiérarchie : technicien  ,  super technicien , manager.

Un individu de faible compétence , de faible estime de soi , sans ambition restera à son poste tant qu’il ne sera pas remis en cause.

Un individu de faible compétence , de forte estime de soi , ayant de fortes ambitions , compensera son manque de compétences par des stratégies de jeux de pouvoir , des compromissions afin d’arriver à ses fins : la promotion !

Un individu  de forte compétence  , de faible estime de soi , avec ou  sans ambition , risque malgré lui une promotion .

Un individu de forte compétence , de forte estime de soi , avec ou sans ambition risque une promotion .

Un individu à un instant  T se retrouve en difficultés de compétences Il vient d’être atteint du syndrome de la promotion Focus dit principe de Peter . A part une démission de sa part , il restera à ce niveau car ceux qui sont à l’origine de sa promotion ne peuvent pas ou ne veulent pas se remettre en cause . Ce serait avouer leur propre incompétence Et c’est là que le système dérive . Le promu prend de l’assurance et l’ascendant sur les autres n’ayant plus que le souci de se maintenir à son poste ou d’en viser un au dessus  .

Nous retrouvons ainsi des incompétents à des postes stratégiques dans les entreprises  ,  les administrations  ,  les institutions . Plus l’individu gravi les échelons au détriment de la compétence tout en développant son estime de soi  , plus il sera conforté dans ses certitudes d’être le meilleur .

Ainsi nous avons des décideurs à la tête du Pays et de grandes sociétés qui ne doivent leur ascension que grâce uniquement à leur estime de soi matérialisée par du paraître,  de l’aisance verbale , le sens de la formule de la communication et de la répartie souvent avec une bonne dose d’empathie . Déconnecté des réalités et entouré d’une cour de larbins leches culs qui confortent notre parvenu dans ses certitudes d’être le meilleur nous arrivons à un système où la compétence n’a plus d’intérêt au détriment du pouvoir coûte que coûte conforté par cette estime de soi inébranlable  !

Et c’est ainsi que des décisions malheureuses sont prises chaque jour par des incompétents qui plus est nous méprisent et qui ont un ego démesuré .

Mais heureusement  , il y a des personnes compétentes « à tous les étages » .

Et vous où en êtes vous dans votre parcours  ?

Vous reconnaissez vous dans cet article  ?

Connaissez vous quelqu’un dans cette situation et oserez vous lui dire  ?

Selon vous que faut il faire pour changer ça  ?

Bonnes réflexions.

Gilbert

g.rialland@orange.fr

Tél  0670158525

 

28 décembre, 2015 à 19 h 05 min | Commentaires (0) | Permalien


À bout de souffle

« Rien n’est plus tragique que de rencontrer un individu à bout de souffle, perdu dans le labyrinthe de la Vie ». Citation de Martin Luther King.

Tu te lèves un matin et tu le décrètes ? Non pas du tout  ! Tu le vis,  tu le subis,  sans t’en rendre compte.

Tu avances, tu te bats, tu prends des coups et tu en donnes

Tu vis des choses et des moments agréables, désagréables, heureux, tristes.

Tu as des réussites, des échecs. Tu prends des décisions heureuses, malheureuses.

Tu as des projets. Tu as UN projet. Tu n’as PLUS de projets …

 

Et un jour tu prends conscience que tu ne vas plus à la même vitesse, tu as besoin de temps, ta mémoire te fait défaut , tu n’as plus envie , ton énergie d’avant n’est que souvenir, tu n’as plus la force de te battre , un rien te fatigue , t’énerve …..

Tu vis en décalage par rapport aux autres. Tu essaie de paraître  (tiens j’ai écris sur ce blog  un article sur ÊTRE ou PARAÎTRE  !).

A défaut D’ÊTRE tu es dans le PARAÎTRE avant de DISPARAÎTRE  !!!!!

Et ce jour là  tu te dis  : A quoi bon ? Pourquoi continuer ?

Bonne question hein  ?

Alors tu fais quoi avec ça  ?

Tu continue de te battre  ? Tu te laisses porter par le destin, la fatalité  ?

Ou bien tu assumes et tu maîtrise la fin  ?

Eh bien moi j’ai décidé  : je mets mes « affaires en ordre « , je m’organise , j’organise  ….. et je tire ma révérence  !

 

 

7 août, 2015 à 16 h 45 min | Commentaires (0) | Permalien


Désillusions

Nous avons tous besoin d’un moteur,  d’espoir,  de projets pour avancer.  Que ce soit un besoin de survivre face à une maladie,  un accident de la Vie, la perte d’un Être cher lié à une séparation voulue ou subie.

Dans ce genre de situation,  nous sommes confrontés à cette fameuse courbe de deuil qu’on le veuille ou non.  Le passage d’une étape à une autre sera plus ou moins long mais dans tous les cas de figure on y passera.  Pour certains la reconstruction sera facile et rapide. Pour d’autres une étape sera le compagnon de toute une vie.  C’est ainsi  !

Un jour, tu te lèves et tu fais l’inventaire de ce qui a été,  ce qui est,  ce qui sera.

Et brusquement tu prends conscience que tu as réalisé de belles choses et de moins belles choses.  Au moment de leur réalisation elles ne revêtent pas forcément le même caractère que lorsque nous les revivons avec du recul. Parfois il y a d’agréables surprises ou des regrets ou des remords.

Tout cela s’est inscrit naturellement dans ton parcours de vie personnel et professionnel.  L’équilibre cahin-caha était là, chacun y trouvant sa place,  son compte.

Les choses s’installent dans ta vie de couple,  de famille,  professionnelle,  socioprofessionnelle et la routine,  les usages,  les conventions,  les codes dictent notre conduite jusqu’au jour où   …

Une faille dans le système ne suffit pas à le détruire . A peine le fait – il fléchir, mais le reste tient bon et on repart en mettant consciemment ou pas un sparadrap sur une plaie non nettoyée et surtout sur une plaie qui ne cicatrisera peut être jamais  !

Et puis un jour PATATRAS  ! Ce n’est pas nécessairement un événement important.  Non. Juste le petit quelque chose qui fait que tout va basculer,  que le système va s’arrêter ou changer.  C’est ce petit quelque chose qui va transformer ta VIE !

Un jour tu perds tes illusions ou le peu qu’il t’en restait. Les projets paraissent bien amers, sans intérêt, inutiles.  Et là où habituellement tu avances, tu te bats, tu mobilises, d’un seul coup  : RIEN !

Tu analyses sereinement, froidement la situation dans laquelle tu n’es plus acteur et tu te dis À QUOI BON CONTINUER  ?

Soit tu trouves le ressort qui te permet de rebondir. Et là  ….

Soit tu ne trouves pas le ressort ou tu ne veux pas le voir.  Et là  ….

Et toi, tu en es où  ?

Bon courage

Gilbert

g.rialland@orange.fr

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15 juillet, 2015 à 15 h 11 min | Commentaires (0) | Permalien


Pourquoi ? Comment ?

« Le premier penseur fut sans nul doute le premier maniaque du pourquoi » (Cioran, De l’inconvénient d’être né)

Depuis, il a fait des émules. L’Homme veut tout comprendre, tout maîtriser, tout savoir, tout expliquer et c’est là son drame. Ne pouvant y répondre facilement, il a créé des méthodes, des outils.

En management nous avons l’art de vouloir tout savoir, tout comprendre, tout maîtriser.  Vous me direz que c’est normal et heureusement pour l’entreprise. Il est important de répondre à certaines questions nécessaires aux évolutions techniques, à renforcer la sécurité, améliorer les systèmes et processus.

Certes,  mais il ne faut pas confondre la connaissance par les services et le reporting associé,  et la centralisation de l’information.

Le management par la Qualité qui ne veut pas rester à la traîne est très créatif dans la constitution des normes, des métriques, des tableaux de bord, des procédures, etc.

Tout cela à l’origine part d’un bon sentiment mais souvent au lieu d’être un outil au service de l’entreprise il en devient une contrainte avec ses lourdeurs administratives.

Pire,  avec ses questionnements il en deviendrait presque un psy  ! : Pourquoi ?,  Pourquoi ?,  Comment  ? …

De nombreux outils existent : les 5P, QQOQCCP, arbre des causes, etc.

Ne pas répondre peut générer des peurs, des tensions, des sanctions car il n’est pas prévu de ne pas savoir.

Pourtant dans  de nombreux cas les réponses n’existent pas. C’est le cas de recherches scientifiques non abouties, de certaines catastrophes,  de disparitions de biens et de Personnes,  décès brutaux (suicide) notamment

Dans ces cas là il faut malheureusement affronter les étapes de la courbe de deuil via le DÉNI tout en se posant la sempiternelle question « POURQUOI ? » sans pouvoir y apporter de réponse. Et nous pouvons mettre en place n’importe quel modèle, n importe quel outil,il y aura peut être des éléments de réponse mais il manquera l’essentiel qui permettrait de comprendre : ce que la Personne a vécue dans sa dernière seconde qui aurait pu – ou pas – faire basculer son « choix »

Je vous laisse continuer la réflexion. POURQUOI  me direz vous ? Et de vous répondre « Parce que … »

Gilbert

g.rialland@orange.fr

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13 mai, 2015 à 12 h 19 min | Commentaires (0) | Permalien


Management : stéréotypes et bon sens

Manager est à la fois simple et compliqué. Les stéréotypes ont la peau dure : aux hommes l’intelligence cartésienne, le sens de l’action, la prise de risque, l’autorité naturelle. Aux femmes la création, l’intuition, l’écoute, l’empathie, la rigueur et l’organisation. Il est démontré que dès notre plus tendre enfance nous sommes conditionnés et notre éducation parentale , scolaire, sociale ne fait que développer ces croyances dans lesquelles nous nous plongeons parfois avec délectation mais toujours en concomitance avec notre éducation et l’environnement dans lequel nous évoluons.

Notre société est régie par des codes et nous reproduisons nos comportements soit par apprentissage soit par mimétisme. Ainsi le management repose fréquemment sur la copie de ce que nous avons vécu en positif ou en négatif.

Un management à la « hussarde » risque de générer des managers du même type qui reproduiront à l’identique ou en pire ce qu’ils ont vécus voire combattus mais c’est devenu la référence. D’autant plus grave et inquiétant est que ce qui est « compréhensible » chez l’un compte tenu de sa personnalité, son comportement devient chez l’autre un outil mal maîtrisé source éventuelle de dérive qui peut mener à l’échec. On peut d’ailleurs difficilement parler de management dans ce cas là.  Il s’agit de pouvoir abusif du « chef »  qui pense avoir droit de vie ou de mort sur ses collaborateurs.

Un autre type de management est l’apprentissage de pratiques éprouvées et loin de moi l’idée de les réprouver . Ce qui est navrant c’est plutôt l’utilisation qui en est faite. Apprendre à devenir manager passe par de « l’outillage » mais dans nos sociétés machistes pendant très longtemps comme je l’ai énoncé ci dessus les pratiques managériales étaient stéréotypées et seul l’hémisphère gauche vecteur de sérieux, de rigueur cartésienne,  était sollicité alors que l’hémisphère droit est laissé à la gente féminine qui ne fonctionne qu’avec des émotions, voire des pleurnicheries !. (Dans un autre article les notions d’hémisphères gauche et droit et le principe du fonctionnement du cerveau tri unique est détaillé). C’est ainsi que ces apprentissages sont essentiellement orientés sur des outils de gestion, des tableaux de bord, des matrices, etc., les émotions n’ayant pas leur place. Un chef faible ? Non mais, ça va pas !

De nombreux modèles de management stratégique et opérationnel existent tous aussi meilleurs les uns que les autres. Ils  sont appliqués avec plus ou moins de succès. On parle régulièrement de management participatif, paternaliste, autoritaire, delegatif, persuasif, expéditif, consultatif, bienveillant, collaboratif, perfectionniste,  etc

Tous ces styles de management sont bons quand ils sont utilisés à bon escient. Entre la méthode à la hussarde et l’application basique d’outils il y a nécessairement un juste milieu à trouver. On ne peut pas appliquer les mêmes méthodes dans toutes les entreprises.  Si ça marchait ça se saurait  ! Les notions de taille d’entreprise,  de métier,  de culture, de Personnes  sont déterminentes dans le style de management notamment au travers des  Valeurs portées par la Gouvernance, les enjeux politiques , économiques, sociaux.

Au travers de mon expérience dans le secteur privé des grosses petites et moyennes entreprises françaises et anglo-saxones  en qualité de Dirigeant,  des associations composées de plusieurs dizaines de salariés en qualité de Président ,  des collectivités territoriales en qualité dElu , je n’ai pas trouvé la recette miracle de tel ou tel style de management.

Par contre,  un management de proximité basé sur le bon sens avec une dose d’audace associée à du pragmatisme est surtout la conclusion que j’en ai tiré et que je pratique aujourd’hui.

Se doter d’outils simples et facile à exploiter mesurant LES  PERFORMANCES avec quelques RATIOS pertinents.  Mettre en place de VRAIES DÉLÉGATIONS.  Etre clair sur QUI est le DÉCIDEUR, le PATRON.  Savoir être tantôt DIRECTIF et FERME, tantôt SOUPLE. mais toujours essayer d’être JUSTE. Être en ÉCOUTE ACTIVE. Être  CLAIR dans son management avec des RÈGLES comprises.  Beaucoup de TEMPS sur le TERRAIN.

Voilà quelques recommandations que je fais. Avec un ZESTE de touche personnelle qui fera toute la différence.    Et ça marche  !

Bon courage

Amicalement

Gilbert

g.rialland@orange.fr

Tel 0670158525

27 avril, 2015 à 8 h 03 min | Commentaires (0) | Permalien


Cromagon et le changement

Monsieur Cromagon qui n’est pas le « premier  » homme au sens générique du terme est cependant un marqueur de notre ère et je me complais à en faire référence.

Si Cromagon n’avait pas osé prendre de risques nous ne serions pas là.  Un jour,  contrairement à ses habitudes,  il a poussé le rocher protégeant l’entrée de sa caverne,  il est sorti chercher sa nourriture et au lieu de retourner dans son trou il a décidé d’aller explorer le monde au péril de sa vie.

C’est ainsi qu’il a découvert un univers complètement inconnu avec ses avantages, ses inconvénients, ses joies,  ses peurs  : il venait d’accomplir un immense progrès  : OSER LE CHANGEMENT !

Bien évidemment ce changement s’est opéré dans la douleur mais aussi dans le plaisir.  Il a fallu affronter l’inconnu,  innover,  prendre des risques,  observer,  copier,  perdre,  réussir. Mais le monde était en marche.  Le mouvement s’opérait pour ne plus s’arrêter.

Petit à petit l’Homme s’est sedentarise,  à construit sa vie autour d’une cellule familiale et a développé son patrimoine créant ses zones de confort ou d’inconfort  !

Dans le même temps , il en a oublié ce qui a fait sa force,  ce qui l’a aidé à survive et à faire durer l’espèce humaine  : l’adaptation au changement.

A cela des codes,  des croyances, des usages,    une éducation etc.   ont fortifiés ces notions de frein au changement : travailler longtemps et durement en étant soumis  dans la même entreprise,  se marier pour le meilleur et le pire sans se plaindre ….

Consciemment ou inconciemment chaque fois que nous sommes confrontés à une évolution dans nos zones dites de confort la machine à freiner le changement se met en marche.

Nous dépensons parfois beaucoup plus d’énergie à refuser le changement plutôt que l’accompagner !

Et le  BON SENS  dans tout ça  ? Où est il?

Ne serait il pas plus simple d’être acteur positif du changement plutôt que d’être acteur négatif ou spectateur  ?

Faire adhérer au changement ne nécessite pas forcément beaucoup de temps et d’énergie  : impulser impliquer communiquer

Et vous où en êtes vous  ?

Gilbert

g.rialland@orange.fr

Tel 0670158525

 

 

 

 

 

11 mars, 2015 à 15 h 24 min | Commentaires (0) | Permalien


survivre vivre s’adapter

Depuis la création du monde la Vie sous quelque forme que ce  soit s’est adaptée  : les bactéries,  la faune,  la flore,  l’Homme . Certaines espèces  se sont définitivement éteintes tandis que d’autres se sont adaptées.

L’Homme s’est adapté à son environnement,  s’est transformé.  Au début de la Vie  seuls ses instincts primaires  prévalaient; il s’agissait tout simplement de survivre et se protéger.Puis sont apparues les besoins de pouvoir et de reconnaissance  : la notion d’appartenance est née ! Et la race humaine a développé la connaissance, la culture, la créativité. La notion de réalisation s’est développée  (projet de Vie personnelle et professionnelle ). Vous avez bien évidemment identifié les grandes étapes de la pyramide de Maslow !

La sédentarisation incontournable dans nos sociétés modernes a fortement modifié nos comportements et nous nous sommes installés dans une sorte de cocooning que ce soit dans notre vie sociale, personnelle ou professionnelle.  L’Etat providence veille sur nous et nous assiste. La famille construit son nid  (couple, famille,  patrimoine ). L’entreprise nous donne notre place sur l’échelle sociale (fonctions,   revenus, image ).

Et pour beaucoup,  ce qui a été vital pour survivre,  important pour satisfaire les besoins de la population, à subitement perdu de son intérêt  : le  CHANGEMENT.

Oser le changement pour mieux ou plus mal fait désormais partie de l’exception. Nous voulons le changement sans perdre les acquis,  les avantages,  en ne prenant que ce nous pensons être le meilleur et en se réservant la possibilité de faire marche arrière  ! Courageux mais pas téméraire. …

Notre pays a du mal à se réformer car le changement n’est jamais total et n’apporte bien souvent que des frustrations.

Modifier les conditions de travail en entreprise amène systématiquement une première réaction de rejet  : sentiment de recul des avantages sociaux et des conditions de travail,  objectifs cachés de la direction.  Etc.

Changer certaines habitudes de travail,  de trajet,  d’horaires,  de comportement sont pour certains un véritable calvaire : ça marchait bien avant;  pourquoi changer  ?

Pour le couple c’est la même chose.  Certains s’installent dans une routine sans remise en cause,  sans questionnement. D’autres n’hésitent pas à remettre en cause les choix passés et reconstruisent ou pas une nouvelle cellule familiale.

Et pourtant nous acceptons certains changements  : Nous fondons une famille, nous changeons de conjoint,  de travail,  de logement,   de  voiture,  téléphone,  frigo,  etc… mais parfois un blocage nous empêche de franchir le pas  : S’agit t’il de prudence  ? de lâcheté  ? d’ignorance  ? de faiblesse  ? de peur  ? de croyance  ?

Et si tout simplement nous mettions un peu de bon sens dans nos réflexions plutôt que de ne chercher que des inconvénients au changement et s’ancrer sur le sampiternel « avant c’était mieux  »

Ne serait t’il pas plus simple d’être le plus objectif possible face à une situation et de tenter d’en tirer les meilleurs enseignements pour en construire un avenir meilleur  ?

Peux être faudrait-il travailler sur nos croyances, nos freins,  nos peurs pour mieux comprendre nos résistances aux  changements.

Peut être faudrait-il tirer les enseignements des changements opérés.

Peut être faudrait-il faire preuve de bon sens

Peut être faudrait-il oser

Peut être  ….

Qui suis je face au changement : un levier ou un frein  ? Suis je une personne ressource ?

Gilbert

g.rialland@orange.fr

Tel 0670158525

 

2 mars, 2015 à 8 h 01 min | Commentaires (0) | Permalien


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